La philosophie sétienne

12/06/2007 11:16 par nephilim

  • La philosophie sétienne

    La philosophie sétienne

    12/06/2007 11:16 par nephilim

Le Xeper (Khefer) est la clé de voûte de la philosophie sétienne. Ce terme qui signifie ” devenir ” est représenté par un scarabée et un soleil couchant en Egyptien. Le Xeper est appelé ” éternité de Set (Aeon) ” car il représente un monde intemporel, celui du devenir de la conscience. C'est le processus par lequel l'individu devient plus que ce qu'il n'était, se détache de la conscience de masse pour arriver à la conscience de soi, la déification personnelle ultime.
Tout comme la philosophie laveyenne, la philosophie Sétienne se concentre sur les buts premiers de la Voie de Gauche : surhomme nietzschéen et déification de l'individu (éveil, initiation, magie et individualisme). Les sétiens ont une vision double de la réalité qui les entoure : une vision objective (scientifique) et une vision subjective, construite à partir de l'expérience propre à l'individu, de ses références et de sa propre imagination.

La révélation de Set

12/06/2007 11:11 par nephilim

  • La révélation de Set

    La révélation de Set

    12/06/2007 11:11 par nephilim

On raconte que c'est à l'occasion de la projection du film Rosemary's baby en 1968  un film mettant en scène des satanistes  que Michael Aquino rencontra LaVey et se fit remettre sa carte de visite. Pendant de nombreuses années, Aquino fut un membre actif de l'Eglise de Satan et un ami proche de LaVey.  Il fut cependant en 1975 le premier instigateur d'un schisme radical : un vingtaine de personnes le suivirent pour former le Temple de Set, encore en activité aujourd'hui et concurrent réel de l'Eglise de Satan. Le point de désaccord principal porte sur l'existence réelle de Satan en tant qu'entité spirituelle : LaVey, comme on le sait,  ne croyait pas que Satan existe réellement. Ce nouveau mouvement religieux est basé sur une révélation, un message direct que Satan aurait envoyé à Aquino le 21 juin 1975. On retrouve le texte de cette révélation, d'une longueur de 3 pages, sous le nom de The Book of Coming Forth by Night. Dans cet opuscule, Satan fait part des difficultés qu'il aurait eu à mettre fin aux « religions de mort » telle que le christianisme. Il dut d'abord produire son « Soi opposé » sous l'entité spirituelle Har-Wer qui donna sa révélation à un des pères de l'occultisme, Aleister Crowley. Celui-ci  reçut le message en écriture automatique en 1904 au Caire,  le message constituant précisément Le Livre de la loi dont l'idée principale est « fait ce que tu veux ».  Cela dit Crowley ne se comportait pas réellement comme un disciple de Satan, mais de son double Har-Wer. Cette entité était en fait une «étrange présence », destinée à faire office de signe avant-coureur à la révélation proprement dite de Satan. De 1904 à 1966, Satan et Har-Wer ont menés une existence parallèles et séparées pour les besoins inhérents à leur révélation aux hommes. En 1966, l'Eon de Har-Wer prit fin et Har-Wer se fondit en Satan, marquant ainsi le début de l'Eon de Satan. C'est à ce moment que Satan choisi de susciter un mage en la personne d'Anton Szandor LaVey, et le chargea de fonder l'Eglise de Satan. A travers Aquino, Satan avait déjà transmis un livre sacré, le Diabolicon, un livre de promesses et de révélations.  A ce moment là Satan aurait envoyé un démon posséder l'esprit de LaVey, afin de l'honorer au dessus de tous les autres hommes. C'est cependant cela qui aurait provoqué sa chute, car peut-être aucun homme n'est prêt à être vraiment le Démon . Satan ne peut réparer les dommages qui sont venus de cette tentative, mais restaure Anton LaVey en tant qu'humain et mage de son ordre. Il fait cependant remarquer que, bien que son travail est terminé, Anton LaVey peut se réjouir car aucun homme n'as vu ce qu'il a vu. En 1975, l'Eon de Satan se termine pour faire place à l'Eon de Set : Satan révèle aux hommes que son véritable nom est Set, Satan étant une corruption lexicale hébraïque. Cependant il aurait laissé les hommes l'appeler ainsi car cela ne lui était pas si péjoratif. Même ceux qui l'appellent prince des ténèbres ne le déshonorent pas.  C'est la manière d'approcher qui doit changer : pas de récitation, tout doit être improvisé comme lorsqu'on parle à un ami.  Cela dit il faut lui parler la nuit car il n'y a ainsi aucune barrière.  Set, enfin, apporte alors la nouvelle parole magique : « Xeper !» (deviens !).

Les rituels sataniques de LaVey

12/06/2007 11:08 par nephilim

  • Les rituels sataniques de LaVey

    Les rituels sataniques de LaVey

    12/06/2007 11:08 par nephilim

La  Bible Satanique comprend également un minimum d'indication pour la réalisation de rituels sataniques. Trois types de rituels y sont présentés : le rituel de destruction d'un ennemi, le rituel de réussite pour soi même ou pour aider à réussir un ami, et enfin le rituel pour obtenir une relation sexuelle avec quelqu'un. LaVey n'oublie cependant pas de préciser que les rituels à connotation sexuelle doivent être réalisés par des adultes consentants uniquement.  Ceux qui souhaiteraient approfondir la partie rituels sont renvoyés à un autre ouvrage de LaVey, The Satanic Rituals, publié en 1972 et encore utilisé aujourd'hui. La totalité des rituels sont basés sur des incantations récités à voix haute et insistant sur l'image de Satan. Cela dit le point le plus important qui distingue l'Eglise de Satan des autres formes de satanisme, c'est que Satan n'est pas ici considéré comme existant réellement en tant qu'entité spirituelle, mais plutôt comme une force de la nature (équivalent du « vouloir vivre »), ou bien le symbole de l'hédonisme égoïste. Les rituels seraient alors une sorte de psychodrame destiné à délivrer le célébrant de sa haine, de ses peurs ou de réaliser en quelque sorte ses désirs. Cela ne veut pas dire que la magie est inutile, car la plupart des membres de l'Eglise de Satan croient réellement aux effets de leur pratiques.  Cependant le fait de ne pas considérer Satan comme une entité est à l'origine du plus grand schisme de l'histoire de l'Eglise de Satan, le Temple de Set fondé en 1975 par Michael Aquino.

Frankenstein de Mary Shelley

11/06/2007 17:46 par nephilim

  • Frankenstein de Mary Shelley

    Frankenstein de Mary Shelley

    11/06/2007 17:46 par nephilim

Histoire : Le docteur Victor Frankenstein, est obsédé par la mort depuis celle de sa mère... Sa vie se transforme alors en une véritable quête. Son objectif : déjouer la mort.
Il y parvient en donnant la vie à un corps formé de morceaux de cadavres.
Il se rend aussitôt compte de l'abomination de son projet, et projète de s'en débarasser.  Mais le monstre s'enfui en voyant que son créateur le laisse livré à lui-même  ..
La créature mise au monde par le docteur Frankenstein prend vite conscience de sa propre monstruosité...et du meme coup de l'impossibilité de son intégration dans le monde des humains. Des lors, le "monstre" décide de se venger et menace son créateur...

Avis : un excellent bouquin, qui se lis assez facilement. L'auteur, mary shelley (la femme du poète shelley), était une femme très érudit qui a su faire passer dans ce roman sa passion pour le savoir. Les personnages mis en scène connaissent souvent beaucoup de choses et prennent plaisir à nous exposer leurs connaissances et leur recherches.
Le roman est surtout une critique de la science sans éthique, sans conscience (ruine de l'âme, n'est-ce pas rabelais ?). Le docteur frankenstein est le type même du savant qui devient fou, de l'apprenti sorcier qui se prend pour dieu mais qui n'assume pas sa création et n'arrive pas à la contrôler.
On y voit également la genèse du meurtrier que devient l'homme difforme créé par frankenstein : beaucoup de meurtriers pourraient s'y reconnaître. Condamné à être rejeté par les gens, la "bête" vient à maudir l'humanité entière, et surtout son propre créateur qui la jeté dans un monde qui n'est pas fait pour lui.
La morale de cette histoire est que le monstre n'est pas toujours celui qu'on croit.

Las influences sur la philosophie de LaVey

11/06/2007 17:29 par nephilim

  • Las influences sur la philosophie de LaVey

    Las influences sur la philosophie de LaVey

    11/06/2007 17:29 par nephilim

 L'influence majeure sur la philosophie de LaVey provient de Ayn Rand, une femme juive exilé d'union soviétique.  Celle-ci avait développé une philosophie politique radicalement individualiste, du nom « d'objectivisme ». Cela consistait en gros à faire l'apologie du capitalisme, de l'homme égoïste qui, au lieu de se sacrifier pour les autres, affirme — contre les entraves que constituent l'étatisme (intervention directe de l'Etat dans la vie économique et sociale) , le morale (règles de conduite qu'une société se donne), et les religions  — son absolue liberté dans une société ainsi plus juste pour tout le monde.  Ayn Rand appliquait l'objectivisme dans sa vie privée, à travers une liberté sexuelle et familiale, se concrétisant en polygamie et polyandrie au sein du petit groupe politique et littéraire qu'elle avait formé. De plus, selon elle, la religion aurait dégradée l'homme.
Elle serait simplement une forme primitive de philosophie, destinée à disparaître dans la progressive affirmation d'une philosophie non idéologique.  Ayn Rand tendait à vouloir remplacer la religion par un culte de l'homme :  « Les adorateurs de l'homme, au sens que je donne à cette expression,  sont ceux qui voient le potentiel le plus élevé de l'homme et qui luttent pour le réaliser […] , ceux qui consacrent leur vie à l'exaltation de l'estime que l'homme a de lui-même et au caractère sacré de son bonheur sur terre », écrivait-elle. Tout ces éléments se retrouvent dans la philosophie de LaVey, telle qu'il nous l'a transmis dans ses écrits et ses discours.  Depuis les débuts de l'Eglise de Satan, on remet aux membres une feuille jaune où est inscrit les « neuf affirmations sataniques »,  le credo de l'Eglise de Satan (voir Annexe II).  Si l'on enlève le mot Satan des neuf affirmations, on est en présence d'un culte de l'homme pur et simple.  LaVey explique l'ensemble de sa philosophie dans La Bible Satanique, ouvrage publié en 1969.  Au programme : anti-christianisme prononcé, insistance sur l'image de Satan, égoïsme et liberté à la Ayn Rand. Enfin il ne faut pas oublier de noter l'influence du surhomme de Nietzsche sur la philosophie de LaVey.  Le surhomme, l'homme fort,  est celui qui arrive à se dispenser de suivre la morale en vogue pour créer sa propre éthique. Il fait ainsi parti d'une certaine élite où les gens sont réellement libres car ils suivent leur propre règles. C'est cela que LaVey veut former dans une sorte « d'élite satanique » fondée sur l'intelligence.  Malheureusement il s'est quelque peu contredit en réalisant un système grégaire basé sur des dogmes communs : les 9 péchés sataniques, les 11 règles de Satan et les 9 représentations de Satan ou affirmations sataniques (voir Annexe II). Cependant ces règles donnent une bonne idée de la philosophie de LaVey que les  s membres de L'Eglise de Satan devraient discuter avant de se les approprier, partiellement ou en totalité.

L'Eglise de Satan

11/06/2007 17:21 par nephilim

  • L'Eglise de Satan

    L'Eglise de Satan

    11/06/2007 17:21 par nephilim

En 1948, LaVey s'installe à San Francisco. Là il aurait travaillé comme photographe pour la police. Il raconte que photographier des cadavres renforçait son cynisme, et que la carte de police qu'on lui assigna portait le numéro 666. Cette histoire de police n'a pas pu être vérifiée, mais toujours est-il que LaVey gagna suffisamment d'argent pour s'acheter, en 1956, la maison 6114 California Street (voir image « 6114 California Street ») qu'il fera peindre entièrement en noir. Lorsqu'on pénétrait dans cette demeure, on avait l'impression d'être dans le musée des horreurs. LaVey collectionnait les instruments de torture, les films et revues horrifiques, s'entourait de bête féroces et pratiquait un peu la magie. A cette époque, LaVey prend conscience que l'amour des bizarreries peut devenir une profession. Il réalise alors plusieurs conférences payantes sur des sujets très divers : spectres, loups-garous, vampires, fous célèbres, tueurs en série, méthodes de torture et cannibalisme. A ces conférences viennent plusieurs habitués, dont Kenneth Anger, un homme passionnée par la magie d'un des pères de l'occultisme, Aleister Crowley. LaVey formera avec lui sa première organisation occulte : le Cercle Magique. Celle-ci, composée des habitués des conférences payantes, développe des rituels spécifiques inconnu des simples curieux fréquentant la maison de LaVey. Le Cercle Magique constituait en réalité le noyau de ce qui allait devenir  l'Eglise de Satan. Le 30 avril, nuit de Walpurgisnacht  et non pas l'anniversaire de la mort d'hitler, comme le croient les imbéciles   de l'année 1966, l'Eglise de Satan est officiellement fondée. LaVey, la crâne complètement rasé, annonce à la bonne société américaine que 1966 serait l'an I de Satan. La nuit de Walpurgis correspond comme le dit LaVey à  « un ancien festival Païen nommé "l'apogée grandiose de l'équinoxe du printemps!" Les veilles de mai étaient commémorées comme les nuits de tous les démons, spectres, afreets, et banshees, venant s'amuser et se divertir sauvagement, le tout symbolisant la fécondité de l'équinoxe printanière ». L'ancien festival ayant été remplacé par la fête de saint Walpurgis, on parle de nuit de Walpurgis. C'est ainsi que l'Eglise de Satan à été fondée lors d'un moment important  pour tous ceux qui s'adonnent à la sorcellerie, Walpurgis étant une nuit tout aussi essentielle que celle d'Halloween. Le retentissement de cette nouvelle organisation aura été extrêmement important, en partie grâce aux relations de Kenneth Anger, qui connaissait personnellement beaucoup de monde. LaVey également a su faire jouer son charisme, n'hésitant pas à se déguiser en diable conventionnel pour répondre aux journalistes. C'est lui également qui apporta à l'Eglise de Satan, de part ses lectures, une inspiration que ne pouvait apporter Anger.  En effet sa culture ésotérique et littéraire n'était pas méprisable. De plus, il s'était mis à l'œuvre pour explorer différentes théories politiques peu conventionnelles, de l'extrême gauche à l'extrême droite.

Brinvilliers

11/06/2007 10:54 par nephilim

  • Brinvilliers

    Brinvilliers

    11/06/2007 10:54 par nephilim

Marie Madeleine Dreux D'Aubray, marquise de Brinvilliers, est née en france le 2 juillet 1630. Elle est la fille de Antoine Dreux D'Aubray, un conseiller d'Etat. On décèle le vice en elle dès son plus jeune âge. En effet, elle perd sa virginité à l'âge de 7 ans puis se livre à des relations incestueuses avec ses frères. A 21 ans, on la marie à Antoine Gobelin, marquis de Brinvilliers, un honnête homme de riche famille. Un jour qu'il présente à sa femme un officier de cavalerie passioné d'alchimie, Godin de saint-Croix, celle-ci en tombe sous le charme. Elle trompe Antoine avec Godin, mais Antoine ne s'occupe guère de cet adultère, car il doit fuir la France. En effet les créanciers le poursuive à cause de ses dettes de jeu. En revanche le père de Marie Madeleine voit cet adultère d'un mauvais oeil. Il fait alors emprisonner Godin à la Bastille. C'est là qu'il fera la connaissance de l'empoisonneur italien Exili avec qui il approfondi sa connaissance des poisons. Cet art lui était déjà en partie connu grâce au célèbre chimiste suisse, Christophe Glasser, qui le lui avait enseigné. Fort de son nouveau savoir, il apprend à sa bien-aimée marie madeleine la meilleure façon d'empoisonner quelqu'un, et ce dès sa sortie de prison. C'est là que la jeune marquise sentit le venin de la haine et de la vengeance se distiller dans ses veines. Elle testa tout d'abord ses connaissances d'empoisonneuse sur des pauvres qui venaient lui demander la charité, ou sur des malades à qui elle venait rendre visiste dans les hopitaux. Ceux-là ne tardaient pas à succomber dans d'étranges et horribles souffrances. Devenu experte et toujours rongée par la vengeance, elle décide d'empoisonner son propre père. Celui-ci souffrira de maux étranges et d'affreux vomissements pendant 8 mois jusqu'a sa mort. Il meurt à Paris où il s'était fait transporté pour recevoir les soins des meilleurs médecins. La marquise avouera plus tard avoir empoisonnée son père une trentaine de fois avec la complicité d'un laquais.

"Les plus grands crimes, sont une bagatelle en comparaison d'être huit mois à tuer son père" (Mme de Sévigné).


Son père mort, marie-madeleine décide d'empoisonner ses deux frères pour qu'il n'y est plus aucun obstacle à sa liaison avec Godin, et surtout qu'elle puisse profiter de l'héritage de feu son père. Un laquais du nom de La Chaussée se charge alors d'exécuter ses ordres.
Une fois ses frères écarté, la marquise de brinvilliers profite ainsi de l'héritage, qu'elle dilapide très vite. Elle sombre dans la débauche en prenant plusieurs amants. Puis la cadence infernale des empoisonnement reprend : elle tente d'empoisonner sa propre fille qu'elle trouve idiote, puis son mari Antoine Gobelin. Elle lui administre une si petite dose d'arsenic que l'on croit à des fluxions dans les jambes. L'amant Godin n'est pas dupe et désempoisonne le mari, mais commence à prendre peur devant une maîtresse aussi dangereuse. Il emprisonne des objets compromettant pour la marquise dans une petite boite, une reconnaissance de dette, des fioles de poison ainsi que le mot suivant :
"Je supplie humblement ceux ou celles entre les mains de qui tombe cette cassette de me faire la grâce de vouloir la rendre entre mains propres à Mme la marquise de Brinvilliers, demeurant rue Neuve Saint Paul, attendu que tout ce qu'elle contient la regarde et appartient à elle seule, et que, d'ailleurs, il n'y a rien d'aucune utilité à personne au monde, son intérêt à part ; et, en cas qu'elle fût plus tôt morte que moi, de la brûler, et tout ce qu'il y a dedans, sans rien ouvrir ni innover. " C'est alors que Godin meurt dans des circonstances troubles, l'on suppose lors d'une mystérieuse expérience d'alchimie.


C'est alors que la police va pénétrer chez Godin. Elle trouve la fameuse boite contenant les objets compromettants pour la marquise. Son complice La Chaussée est inquiété en premier. Accusé d'empoisonnement, il est arrêté et torturé. Il passe une confession complète et périt sur la roue. La marquise mise au courant in extremis a juste le temps de fuir jusqu'a londre. Sous l'impulsion de louis XIV, un mandat d'arrêt est retenu contre elle. Une course poursuite s'engage alors, sous la direction de Nicolas La Reynie, lieutenant de police. La marquise réussi successivement à rejoindre les pays-bas, puis la Picardie, pour trouver enfin refuge dans un couvent. On la retrouve finalement pour la traduire en justice. La marquise tente plusieurs fois de se suicider, mais on finit par l'enfermer pour qu'elle puisse subir le procès. Celle-ci garde le silence ou nie tout en bloc, ce qui ne cesse d'être un sujet d'étonnement pour les juges. Son avocat maître nivelle plaide alors la calomnie et le manque de preuve. Mais les juges ne s'arrêtent pas là et convoquent l'abbé Edmond Pirot pour qu'il soutire les renseignements à la marquise. Au contact de cet homme d'église, la marquise faiblit et se confie ouvertement. Pirot consignera plus tard l'ensemble de la confession de la marquise avec un fort niveau de détail dans deux ouvrages qui seront publiés. Pendant les quelques jours qui précèdet son exécution, la marquise fait preuve d'une grande piété. Quand sa condamnation est prononcée, elle la fait répéter aux juges tant elle la trouve terrible. Pensant éviter la torture, elle dénonce ses deux complices, Godin de Saint-croix et La Chaussée. Puis elle s'avance lentement sur la place de l'execution, pied nu et uniquement vêtu de la chemise de grosse toile des condamnés. Elle tient dans une main un crucifix, et dans l'autre le cierge de pénitence. Le bourreau lui bande les yeux, et tranche alors sa tête si nettement qu'elle ne tombe pas tout de suite ..



Charmante, gracieuse, jolie et avec de grands yeux bleus, telle est la jeune Marquise de Brinvilliers selon ses contemporains. Derrière ce portrait idyllique se cache l'une des plus terribles et mystérieuses femmes de notre histoire.

Autre sur Marilyn Manson

11/06/2007 10:43 par nephilim

  • Autre sur Marilyn Manson

    Autre sur Marilyn Manson

    11/06/2007 10:43 par nephilim

Alors que les années 80 furent riche en musique dite gothique, le début des années 90 s'annoncaient avec une pénurie musicale dans ce milieu. Cependant cette baisse de régime, loin de réduire le nombre des différents styles musicaux, en engendra de nouveaux. La musique électronique, jusqu'a alors en marge du milieu dark, put enfin s'exprimer. Des groupes tels que les Skinny Puppy furent la figure de proue de cet avènement électronique, et entraînèrent la création d'une multitude de nouveaux groupes. Des passerelles commencèrent alors à s'établir entre les divers style musicaux. Mélangez de la musique électronique avec de la musique industrielle, vous obtiendrez de l'électro-indus, à moins que vous optiez pour de l'électro-dark, ou encore du metal-indus, du metal-goth .. Dans ce melting-pot musical, certains sont arrivés à faire le bon mélange au bon moment, et par là même à sortir du lot : c'est là que Marilyn Manson entre en scène. Sa musique et son look est une combinaison de ce que le milieu metal et gothique ont fait de mieux et surtout de plus remarqué. Tel un frankenstein des années 90, Manson a puisé des élément un peu partout pour présenter sa créature au public américain, qui ne ne demandait qu'a être impressionné, voire choqué. Avec un sens du marketing et du business aussi aiguisé que Madonna , Manson a réussi a conquérir le statut d'icône d'une scène à laquelle il était pourtant presque étranger quelques années auparavant. D'où la réticence de ladite scène. Prononcez le mot "gothique" devant quelqu'un de totalement extérieur au milieu, il vous rétorquera "Marilyn Manson". Une pilule dure à avaler lorsque on suivi l'évolution des groupes véritablement précurseur en la matière depuis la fin des années 70. Ces mêmes groupes, même considéré comme culte, ne récoltent qu'un maigre succès en dehors du milieu underground. Nine Inch Nails, issu du même melting-pot, a au contraire réussi le pari de partir à la conquête d'un public plus large, tout en gardant la considération du milieu underground. Marilyn Manson s'en est attiré les foudres. Si l'on y regarde de plus prêt, Manson est assez éloigné de la mentalité du milieu gothique, de la "goth-attitude" . Mais qu'importe ?? Manson est un million de choses à la fois, et pas une que tu connais.

La comptesse Bathory

11/06/2007 10:30 par nephilim

  • La comptesse Bathory

    La comptesse Bathory

    11/06/2007 10:30 par nephilim


Erzebeth Bathory (en anglais Elisabeth Bathory) est née en 1560 dans une famille hongroise de haute société qui comprenait des évêques, des gouverneurs et même le prince de la Transylvanie. Dans son enfance, Erzebeth Bathory fut élevée par sa belle-mère, femme pieuse qui lui bourra le crâne avec des prières et des livres religieux. Depuis son plus jeune âge, elle souffrait de violent maux de tête qui lui fesait rouler par terre, certainement de l'épilepsie. A peine arrivée à sa onzième année, on la fiança a un compte appartenant à la noblesse bourgeoise, Ferenez Bathory qu'elle épousera à l'âge de 15 ans alors que lui en a 20. Il l'emmena alors dans son chateau des Carpates, mais il y fut peu présent pour sa femme en raison de la guerre contre les Turcs auquel il participait. La comptesse s'entoura de nombreux serviteurs : un bossu, une nourrice pour ses enfants, une femme qui lui apprendra la magie noire, une vieille femme alcoolique. Elle avait également d'autres servantes. Un jour, elle en frappa une au visage : le sang coulant sur la comptesse, elle découvrit que sa peau avait rafraîchit à l'endroit où elle avait reçu ce sang. Une autre version de l'histoire raconte qu'une servante se serait piqué le doigt, répandant son sang sur la comptesse. Toujours est-il qu'a partir de cette épisode, erzebeth se mit à rechercher des jeunes filles, pour se baigner dans leur sang et paraître ainsi plus jeune. Elle était même persuadée de pouvoir posséder la jeunesse éternelle. A l'aide de ses serviteurs, elle arpentait les villages à la recherche de jeunes filles. Elle les torturait, par exemple dans une cage avec des barreaux recourbés vers l'intérieur. Avec un tisonnier, elle piquait les filles pour qu'elles se saignent contre les barreaux recourbés. Les nombreuses disparitions de filles finit par éveiller les soupçons. On remonta jusqu'a elle et on la condamna à être emmurée vivante dans une des pièces de son château (alors qu'elle était claustrophobe ...). L'histoire de la comptesse bathory est reprise par de nombreux groupes de metal, comme on le voit sur sur la jaquette de cet album de cradle of filth, "cruelty and the beast".

La jeunesse de LaVey

11/06/2007 10:25 par nephilim

  • La jeunesse de LaVey

    La jeunesse de LaVey

    11/06/2007 10:25 par nephilim

Le satanisme moderne est l'œuvre d'un seul homme, ou trouve en tout cas son origine en lui. Cet homme, on le connaît sous le nom d'Anton Szandor LaVey (voir illustration « LaVey »). Découvrons la philosophie du satanisme qu'il a créé, à travers la vie de cet homme hors du commun. Plusieurs biographies ont été écrites, mais il est souvent difficile de distinguer le réel de la légende pure et simple. Selon les sources les mieux renseignées, Anton Szandor LaVey s'appellerait en réalité Howard Stanton Levey. Il est né le 11 mars 1930 à Chicago. Fait aussi étonnant que légendaire, le petit Anton aurait eu à la naissance une vertèbre trops longue, engendrant une sorte de queue qui se serait résorbée à l'âge de douze ans. Un élément biographique qui servira à alimenter le mythe du « diable incarné » qui entourait LaVey. En ce qui concerne son adolescence, les biographies nous décrivent un jeune homme introverti passionné de films d'horreur. Après, la deuxième guerre mondiale, il commence à gagner sa vie dans un cirque pour adulte, avec strip-teaseuse et danseuse, le célèbre carnival. C'est là qu'il aurait connu, selon la légende, Marilyn Monroe. Son rôle dans le carnival semble avoir été celui d'organiste, de dompteur de fauve, voire même de cracheur de feu. A cette époque il tenait également le poste d'organiste de la messe évangélique. C'est à ce moment que, sans le savoir, Anton Szandor LaVey a fait le premier pas dans le chemin qui le mènera vers la grande prêtrise de l'Eglise de Satan. Il le reconnaîtra lui-même plus tard dans sa vie en ces mots : « « Le samedi soir, je voyais des hommes convoiter des femmes en train de danser a demi nues, et le dimanche matin, alors que je jouais de l'orgue dans la messe évangéliste à l'autre bout du carnaval, je voyais ces mêmes hommes assis avec leur femme et leurs enfants, demandant à Dieu de les pardonner et de les libérer des désirs de la chair. Et le samedi suivant, ils étaient de nouveau au carnival ou dans quelques autres endroits permissifs. C'est comme ça que j'ai compris que l'Eglise chrétienne prospère sur l'hypocrisie, et que la nature charnelle de l'homme est indéniable ! »